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Instrumentation de pointe pour l’hygiéniste dentaire de pratique générale

Numéro du cours: 569

Considérations parodontales et morphologie des dents

Plusieurs considérations doivent être prises en compte lorsque l'on souhaite utiliser des instruments efficaces et éliminer autant de tartre, de plaque, de biofilm et de morphologie dentaire de rétention qu’il est raisonnable d’envisager avec des instruments manuels ainsi qu’aider à la santé parodontale. La santé parodontale du patient est l’un des principaux facteurs à évaluer. Cela comprend les évaluations suivantes : profondeur de sondage parodontal, saignement au sondage, recul gingival, niveaux d’attachement clinique, furcations, mobilités présentes et attachement du tartre. L’évaluation de ces paramètres donne au clinicien la possibilité de déterminer à la fois le type et la conception des instruments nécessaires pour détartrer ou débrider efficacement la poche parodontale du patient (le cas échéant). Elle permet également au clinicien de déterminer quel type de débridement parodontal est nécessaire pour chaque patient.

Le mode d’attachement du tartre peut jouer un rôle dans le choix du type d’instrument nécessaire, ainsi que dans la manière dont il est utilisé. Le tartre est souvent fixé à la dent par la pellicule acquise (moyen de fixation le plus courant) et il est généralement facile à enlever. Il peut également être fixé sur la surface des racines par des irrégularités à la surface de la dent ou par la matrice inorganique à la surface de la dent. Ces deux cas de figure le rendent plus difficile à enlever.

Il existe de nombreux facteurs à prendre en considération lorsque nous examinons la morphologie des dents et la façon dont les dépôts durs et mous peuvent s’attacher à ces zones. Chaque dent a sa propre « conception » et peut donc présenter des difficultés uniques lors du débridement de chaque zone de la bouche. Il est nécessaire de visualiser mentalement la morphologie de chaque dent pendant le débridement de la zone afin de contribuer efficacement à l’obtention d’un environnement parodontal sain. Les tableaux 1 et 2 présentent la morphologie des racines dentaires par zone.

Tableau 1. Dents maxillaires.1

DentPhotoCaractéristiquesDifficultés
Incisive centraleImage montrant différentes vues d’une incisive centrale maxillaireUne racine de forme conique.Très peu ou pas de concavités proéminentes, sauf éventuellement sur la partie linguale de la dent.
Incisive latéraleImage montrant différentes vues d’une incisive latérale maxillaireUne racine de forme conique.Peut présenter un sillon palato-gingival.
CanineImage montrant différentes vues d’une canine maxillaireUne longue racine de forme conique.Peut présenter des concavités radiculaires proximales proéminentes.
1re prémolaireImage montrant différentes vues de la première prémolaire maxillairePeut avoir 1 ou 2 racines (faciale et linguale).

La furcation se produit au niveau du tiers ou de la moitié de la racine.

La couronne présente une concavité distincte de la racine mésiale qui s’étend de façon atypique à partir du contact mésial.
Déterminer l’endroit où la furcation se produit et les concavités sur la couronne au-dessus du contact peut présenter un défi.
2e prémolaireImage montrant différentes vues de la deuxième prémolaire maxillaireUne seule racine. Les concavités ne sont pas aussi marquées que pour la première prémolaire.Relativement peu de difficultés.
1re molaireImage montrant différentes vues d’une 1re molaire maxillaireTrois racines, mésiobuccale, distobuccale et palatine.

Les concavités radiculaires peuvent être présentes sur les racines mésiobuccale et palatine ainsi que sur les surfaces furcales.

La racine mésiobuccale présente une concavité mésiale.

Les furcations se situent sur les aspects facial, mésial et distal. La furcation mésiale est davantage située vers l’aspect lingual.
L’emplacement des concavités et furcations des racines présente des difficultés.
2e molaireImage montrant différentes vues d’une deuxième molaire maxillaireIl existe 3 racines : mésiobuccale, distobuccale et palatine.

Les troncs des racines sont plus longs que ceux des premières molaires.
Emplacement et nombre de racines.
3e molaireLa morphologie varie.

Cette dent peut avoir trois racines.

De plus, les racines peuvent être fusionnées. On trouve souvent des racines secondaires sur ces dents.
Emplacement et morphologie des racines.

Tableau 2. Dents mandibulaires.2

DentPhotoCaractéristiquesDifficultés
Incisive centraleImage montrant différentes vues d’une incisive centrale mandibulaireTrès similaire aux incisives latérales mandibulaires.

Elle présente une racine de forme conique.

Il existe parfois des concavités peu profondes sur les surfaces proximales des racines.
Les petites surfaces de la couronne et des racines constituent une difficulté pour l’adaptation des instruments.
Incisive latéraleImage montrant différentes vues d’une incisive latérale mandibulaireTrès similaire aux incisives centrales mandibulaires.

Elle présente une racine de forme conique.

Il existe parfois des concavités peu profondes sur les surfaces proximales des racines.
Les petites surfaces de la couronne et des racines posent ici aussi des problèmes d’adaptation des instruments.
CanineImage montrant différentes vues d’une canine mandibulaireElle présente une racine de forme conique.

Les surfaces proximales des racines présentent des concavités.

Parfois, l’apex de la racine est bifurqué dans les parties faciale et linguale.
Les petites surfaces de la couronne et des racines créent des difficultés d’adaptation.
1re prémolaireImage montrant plusieurs vues d’une 1re prémolaire mandibulaireElle possède une racine de forme de conique qui peut présenter des concavités radiculaires sur la surface distale.Relativement peu de difficultés.
2e prémolaireImage montrant différentes vues d’une 2e prémolaire mandibulaireUne racine en forme conique avec des concavités possibles de la racine.Relativement peu de difficultés.
1re molaireImage montrant plusieurs vues d’une 1re molaire mandibulaireElle a une racine mésiale et distale.

La racine distale est un peu plus étroite.

Il y a une grande zone interradiculaire. La racine mésiale présente des concavités proximales et furcales.

Les furcations se situent sur la surface faciale et linguale et la concavité faciale avant la furcation commence juste à l’apex du collet.
Nombreuses concavités. La largeur des surfaces des racines, de facial à lingual, crée des difficultés d’adaptation et d’angulation.
2e molaireImage montrant différentes vues d’une 2e molaire mandibulaireElle possède deux racines : mésiale et distale.

Les racines sont souvent rapprochées.

Les concavités mésiales ne sont pas aussi proéminentes que pour la première molaire.
La proximité des racines crée des difficultés si l’on essaie d’accéder aux zones furcales.
3e molaireLa structure de la racine varie.

Elles ont généralement deux racines qui peuvent être plus courtes, fusionnées ou dilacérées.
L’emplacement et la morphologie des racines créent ici aussi des problèmes d’adaptation et d’angulation.