Dentalcare logo

La violence envers les enfants : le rôle du professionnel de la santé dentaire

Numéro du cours: 599

Que peuvent faire les professionnels de la santé dentaire pour réduire l’incidence de la violence envers les enfants?

Malgré la sensibilisation accrue du public et les inquiétudes suscitées par la violence envers les enfants, et malgré l’existence de lois sur la déclaration obligatoire, la sous-déclaration continue d’être un problème chez les fournisseurs de soins, y compris les dentistes.4,16 Les professionnels de la santé dentaire évoquent de nombreuses raisons pour justifier leur réticence à faire des signalements, notamment le manque de connaissances et de formation sur leurs obligations, la crainte de se tromper, une réaction hostile de la part du parent ou gardien de l’enfant et la peur d’avoir à participer à une enquête et à une procédure judiciaire. Pour remédier à cela, certaines écoles d’art dentaire offrent une formation plus complète sur l’identification de la violence envers les enfants et le signalement obligatoire. 16Les cours en ligne tels que celui-ci visent le même objectif : la sensibilisation. Le fait que vous suiviez ce cours montre que vous prenez vos obligations au sérieux. N’oubliez pas que vous pouvez ou non être la première personne à signaler une préoccupation concernant un enfant en particulier. Votre signalement pourrait être l’un des nombreux signalements sur le même enfant et constituer une pièce importante du dossier. Ne sous-estimez pas l’importance de votre contribution à titre de professionnel de la santé dentaire à prévenir ou à empêcher la réapparition la violence envers les enfants. Quelles sont certaines des actions précises qu’un professionnel de la santé dentaire peut entreprendre?

  1. Obéir à la loi :

    • Les dentistes doivent respecter l’obligation légale de leur juridiction de signaler les cas présumés de violence aux services de protection de l’enfance ou aux forces de l’ordre.

    • Le dentiste doit s’assurer que tous les membres de son cabinet sont formés et sensibilisés à l’égard des signes et symptômes de la violence envers les enfants et sont déterminés à reconnaître et à signaler les cas présumés de violence et de négligence.

  2. Répondre aux besoins des patients pédiatriques, notamment en matière d’information et de transport et d’ordre financier.

    • Les dentistes peuvent et doivent être une force majeure dans la prévention secondaire et tertiaire de la négligence dentaire en diffusant une bonne information aux parents et aux enfants à risque.

    • Si les services sociaux ont déjà constaté qu’un enfant était victime de négligence dentaire, les dentistes peuvent proposer d’informer les personnes qui s’occupent de l’enfant au sujet de l’importance d’une bonne hygiène bucco-dentaire et des soins dentaires de routine, soit de façon individuelle, soit en prenant la parole devant des groupes constitués par les organismes de formation en parentalité.

    • En cas d’obstacles financiers ou liés au transport, les dentistes devraient fournir de l’aide en donnant aux parents des informations sur les établissements de soins dentaires parrainés par le gouvernement ou sur les cliniques dentaires spécialement créés pour fournir des soins gratuits ou à échelle tarifaire mobile. Une autre option peut être l’orientation vers des cliniques qui offrent des heures prolongées aux familles à faible revenu qui n’ont pas d’assurance de soins dentaires et ne peuvent pas s’absenter du travail pendant les heures normales de travail pour les soins dentaires des enfants.

  3. Accroître les possibilités de formation pour les dentistes, les étudiants en médecine dentaire et le personnel de soins dentaires sur l’identification de la violence envers les enfants et sur sa documentation, son signalement et son traitement.

    • Dans les programmes de premier cycle en médecine dentaire, exposer les étudiants à la question de la violence envers les enfants.

    • Demander aux dentistes de soumettre à leur ordre professionnel la preuve qu’ils ont suivi un cours de formation continue sur la reconnaissance des signes et symptômes de la violence envers les enfants, la documentation de celle-ci et les obligations de signalement.