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La violence envers les enfants : le rôle du professionnel de la santé dentaire

Numéro du cours: 599

Violence physique

Figure 3.

Sévices commis par un enfant sur un autre enfant, avec de multiples morsures possibles, dans une garderie.

La violence physique peut entraîner de nombreux types de blessures, notamment des contusions, des ecchymoses, des abrasions, des lacérations, des fractures, des brûlures, des morsures, des hématomes, des hémorragies rétiniennes et des traumatismes dentaires. Les traumatismes crâniens et orofaciaux auxquels les dentistes doivent prêter attention comprennent les suivants :

  • Traumatismes crâniens8-10

    • Cuir chevelu et cheveux – hématomes sous-duraux (qui causent plus de blessures graves et de décès que toute autre forme de sévices), alopécie traumatique, hématomes sous-galéaux et ecchymoses derrière les oreilles

    • Yeux – hémorragie rétinienne, ptosis et ecchymose périorbitaire

    • Oreilles – ecchymose de l’oreillette et dommages à la membrane tympanique

    • Nez – fractures nasales ou blessure entraînant une coagulation dans les narines

Photo montrant les blessures au visage d’un enfant victime de sévices

Figure 4.

Blessures au visage d’un enfant victime de violence. Ces images montrent des signes classiques de violence qui devraient être explorés, documentés et signalés aux services de protection de l’enfance.

La photo montre les blessures au visage et à la région buccale et péri-orale d’un enfant victime d’homicide

Figure 5A.

Enfant victime de blessures ayant entraîné la mort au visage et à la région buccale et péri-orale.

La photo montre les blessures photographiées à l’aide d’un éclairage à bande étroite à lumière bleue de 425 nm, mettant en évidence l’étendue des importantes ecchymoses subies par l’enfant

Figure 5B.

La même victime sur la figure 5A, avec des blessures photographiées à l’aide d’un éclairage à bande étroite à lumière bleue de 425 nm, mettant en évidence l’étendue des importantes ecchymoses subies par l’enfant avant de mourir.

  • Lésions orofaciales9,11,12

    • Lèvres – lacérations, brûlures, écorchures ou ecchymoses

    • Bouche – déchirures labiales ou linguales du frein (caractéristiques des violences les plus graves envers les enfants), brûlures, ecchymoses ou lacérations de la gencive, de la langue, du palais ou du plancher de la bouche

    • Maxillaire ou mandibule – fractures anciennes ou actuelles des os du visage, des condyles, des rameaux ou de la symphyse de la mandibule. Une malocclusion ou des limitations articulaires temporo-mandibulaires peuvent être la conséquence de ce type de blessure

Figure 6.

Brûlures au menton et autres blessures au visage d’un enfant victime d’homicide.

Photo montrant un enfant victime de violence ayant entraîné la mort avec un frein labial déchiré

Figure 7A.

Frein labial déchiré sur un enfant victime de violence ayant entraîné la mort.

La photo montre le frénum labial déchiré d’un enfant victime de violence ayant entraîné la mort.

Figure 7B.

Frein labial déchiré sur un enfant victime de violence ayant entraîné la mort.

  • Morsures

    • Elles sont souvent diagnostiquées à tort comme de simples ecchymoses infantiles, mais elles sont souvent associées à des violences physiques ou sexuelles

    • Leur configuration est typiquement ovale ou circulaire

    • Une zone centrale d’hémorragie peut se trouver entre les marques des arcades dentaires supérieures et inférieures, évoquant la violence physique ou sexuelle

    • Bien que des marques puissent apparaître n’importe où sur le corps d’un enfant, les sites les plus courants sont les joues, le dos, les côtés, les bras, les fesses et les organes génitaux

    • En plus du signalement obligatoire des morsures révélatrices de violence, le dentiste généraliste devrait émettre la suggestion d’une évaluation plus approfondie par un médecin légiste ou un odontologue dans les recommandations de traitement et demandes de consultation13,14

La photo montre une agression sur un enfant par un autre enfant dans une garderie, avec la trace d’une morsure pédiatrique sur la victime.

Figure 8.

Agression sur un enfant par un autre enfant dans une garderie, avec la trace d’une morsure pédiatrique sur la victime.

La photo montre un enfant victime de violence avec fracture au bras gauche, blessures au visage et blessures diverses sur l’épaule droite

Figure 9.

Enfant victime de violence avec fracture au bras gauche, blessures au visage et blessures diverses sur l’épaule droite. Cet enfant a survécu à l’attaque.